Loi Krathong

Jérémy

Loi Krathong est une fête traditionnelle en Thaïlande. Elle a lieu chaque année en octobre/novembre, lors de la pleine lune du 12e mois du calendrier lunaire, ce qui correspond en 2026 au 25 novembre.

Étymologie et traditions

Loi signifie « flotter » en thaïlandais, Krathong littéralement « coupe de feuilles ». Généralement, les krathong ne sont pas des coupes de feuilles mais de petits bateaux ou de petits radeaux « d’une vingtaine de centimètres de diamètre, taillés dans la section d’un tronc de bananier » (source Wikipédia).

Lors des jours précédant la fête, il n’est pas rare de voir dans les marchés des stands et des magasins proposant leurs ventes. Mais la plupart du temps, ils sont fabriqués à la maison, en famille. Les krathong en polystyrène, très répandus il y a encore quelques années pour leur légèreté et leur bas coût, sont désormais interdits dans de nombreuses villes du pays au profit de matériaux entièrement biodégradables : tronc de bananier, feuilles de palmier ou même pâte de pain, une alternative comestible par les poissons qui a gagné en popularité ces dernières années pour limiter l’impact environnemental de la fête sur les rivières.

Lorsque la nuit est tombée, les Thaïlandais déposent leur krathong dans les rivières et les fleuves en offrande. Plusieurs municipalités organisent désormais un ramassage en bateau après la fête pour récupérer les krathong flottants, en particulier dans les zones urbaines très fréquentées.

Origines et croyances

Cette tradition vient de l’Inde, de la fête hindoue de Divālī, mais les histoires diffèrent quant à son origine.

Pour certains, le Loi Krathong est un acte de pardon envers la déesse des eaux, Mae Phra Khongkha. Un homme aurait pollué l’eau à de nombreuses occasions et aurait envoyé un présent à la déesse en guise de pardon.

Pour d’autres, c’est un acte pour remercier Mae Phra Khongkha de la présence abondante d’eau, permettant de développer les cultures et de vivre.

La tradition indienne dit qu’il s’agit d’un acte d’adoration envers Bouddha, qui aurait marché le long de la rivière Nammada, ou rivière Nerbudda, et y aurait laissé son empreinte.

Dans tous les cas, les Thaïlandais mettent dans leurs petits radeaux des présents : une pièce de monnaie dans l’embarcation, accompagnée d’ornements (des fleurs, en général), d’encens et d’une bougie. Faire un vœu en déposant son krathong et couper un peu de ses propres cheveux ou de ses ongles à y déposer symboliquement, pour laisser partir avec le radeau la malchance et les mauvais souvenirs de l’année écoulée, fait aussi partie des gestes traditionnels associés à la fête.

En Thaïlande, il n’y a pas de véritable explication qui établisse pourquoi cette tradition a lieu la nuit, si ce n’est que la pleine lune et les lumières des bougies flottantes offrent un spectacle visuel particulièrement saisissant après le coucher du soleil.

Loi Krathong en Thaïlande

Cette fête a débuté à Sukhothai mais elle est aujourd’hui fêtée dans tout le pays. Au fil des ans, elle est même devenue une fête nationale. Les villes de Chiang Mai et d’Ayutthaya ont particulièrement contribué à cette renommée.

À Chiang Mai en particulier, le Loi Krathong se double d’une autre célébration, le Yi Peng, propre à l’ancien royaume Lanna : des milliers de lanternes en papier de riz (khom loi), gonflées à l’air chaud par une petite flamme, sont lâchées dans le ciel nocturne au même moment, créant un spectacle de lumières flottantes aussi bien sur l’eau que dans les airs. Les deux célébrations se déroulent généralement sur plusieurs jours consécutifs, avec des évènements officiels organisés par les autorités touristiques dans les principaux temples et le long de la rivière Ping.

Un aperçu des festivités du Loi Krathong à Chiang Mai, par Victor Patravanich :

Crédit: Blogspot

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